Domaine Leroy Pommard Les Vignots 2013
Perché à 330 mètres au-dessus du village, le climat Les Vignots est l’un des plus racés de Pommard. Cultivé en biodynamie par Lalou Bize-Leroy, ce 2013 — millésime redoutable qu’elle a dompté — offre un pinot noir dense, précis et minéral, d’une droiture rare. Un Pommard de collection.

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Notes de dégustation
Robe rubis soutenue. Nez magnifique de cerise noire, cassis et herbes sauvages, rehaussé de notes terreuses et épicées. En bouche, le vin est d’une belle concentration dans un corps médian : fruits noirs (mûre, myrtille), une précision remarquable, une acidité fraîche et vive, et des tanins fermes mais mûrs, légèrement granuleux, qui structurent une finale longue et minérale. Un Pommard dense et racé — « un immense Pommard : le meilleur de ce que l’appellation peut offrir » selon les dégustateurs.
Accords mets & vins
Pigeon rôti aux épices douces, côte de veau aux girolles, magret de canard sauce griotte, bœuf bourguignon, fromages affinés (époisses, comté).
Le domaine & le terroir
Le climat Les Vignots — littéralement « les vignes d’en haut » — domine le village de Pommard à 330 mètres d’altitude, au-dessus des Premiers Crus Les Arvelets et La Plâtrière ; ses sols pauvres et pierreux lui confèrent une finesse minérale rare dans l’appellation. Le Domaine Leroy y cultive 1,25 hectares en biodynamie stricte, avec les rendements minuscules et la vinification en vendange entière qui font la signature de Lalou Bize-Leroy — pionnière de la biodynamie en Bourgogne dès 1988, fondatrice du domaine par le rachat des vignes de Charles Noëllat et Philippe-Rémy, et co-gérante du Domaine de la Romanée-Conti de 1974 à 1992. Sous sa main, chaque parcelle est traitée comme un grand cru.
Le millésime
2013 restera comme l’un des millésimes les plus difficiles des trente dernières années en Bourgogne : printemps froid et pluvieux, floraison capricieuse, et surtout de violents orages de grêle qui ont ravagé la Côte de Beaune — Pommard et Volnay en tête. Les vendanges, parmi les plus tardives depuis un quart de siècle, n’ont débuté que fin septembre, et seuls les domaines les plus rigoureux, aux rendements très contenus, ont sauvé une belle maturité. Le résultat : des vins de précision, équilibrés et d’une fraîcheur vive, plus proches de 13° que de 14°, taillés pour la garde — et chez Leroy, une concentration qui défie les caractéristiques du millésime.



